Historique 1997 – 2003

Création en 1997

L’association ATB&D est née en 1997 à l’initiative de quelques patients qui éprouvaient le profond besoin de se regrouper. Les buts étaient simples : sortir de l’isolement, s’apporter du soutien, partager leurs expériences, faire évoluer la qualité des soins en psychiatrie et l’image du patient psychique auprès du public.
Mme Patricia Canard fut la première présidente de l’association qui s’est d’abord appelée «Equilibre», prenant modèle dans ses statuts et son organisation sur l’association suisse allemande «Equilibrium». Cependant assez rapidement, des problèmes de langues, de distance et certaines divergences d’opinions ont conduit l’association genevoise à se séparer du groupe suisse allemand. «Equilibre» a dû alors changer d’appellation et le nom «ATB», association pour les personnes atteintes de troubles bipolaires ou de dépressions, a été choisi par le comité de l’époque.

Installation à la maison des associations en 1999

La paroisse de Carouge, puis la maison de quartier des Acacias ont abrité les réunions jusqu’en 1999. L’association se développant, il devenait alors de plus en plus difficile de garder le secrétariat au domicile privé d’un des membres. Le pari a été lancé de prendre la responsabilité de louer un local indépendant et de miser ainsi sur le développement de l’association. Des contacts pris avec l’association des proches de patients psychiques «Le Relais» ont permis de partager les frais d’un local commun à la maison des associations.

Démission de Mme Canard en 2000

L’association a fonctionné jusqu’en 2000 avec une patiente bipolaire, comme moteur principal, Mme Patricia Canard. Cette dernière avait participé à la fondation de l’association. Elle détenait la mémoire et les connaissances nécessaires au bon fonctionnement du groupe ATB. A l’automne 2000, Mme Canard a souhaité se retirer de la scène associative. La stabilité de l’association s’en est trouvé menacée.

Remise en question du fonctionnement associatif

Le nouveau groupe engagé a dès lors entrepris une importante remise en question du fonctionnement de l’association et une plaquette a été éditée à cette occasion en février 2000. Nous avons alors posé plusieurs questions essentielles, sans y trouver de réponses adéquates à ce moment-là :

1. Comment résoudre l’instabilité inhérente à une association de patients souffrant de troubles de l’humeur et donc par nature instables ?
2. Comment protéger et soutenir le patient qui s’engage pour l’association de la stimulation excessive et du stress lié à cet engagement ?
3. Est-il finalement nécessaire d’engager une personne stable pour l’administration ?

Reconstitution d’une équipe 2001 – 2002

Nous avons simplement pu constater la pertinence de ces questions au printemps 2001 lors d’une rechute de Mme Dillmann qui s’était engagée pour reprendre le poste de Mme Canard. L’association a cependant surmonté ces aléas et le comité n’a pas démissionné. ATB a vécu sur ses acquis pendant la saison 2001 – 2002 en attendant la reconstitution d’une équipe de travail plus forte. Nos diverses actions pour développer ATB ou collaborer avec le réseau associatif et institutionnel ont repris depuis la saison 2002 – 2003. Les projets interrompus en 2000 sont alors poursuivis par l’équipe reconstituée.

Stabilisation 2003

A l’automne 2003, nous nous reposons les questions non résolues sur le fonctionnement de l’association et constatons que malgré ses handicaps (fragilité des membres et démissions), l’association a passé un cap de survie important et qu’elle entame sa septième année d’existence. L’expérience de l’équipe en place est un atout pour assurer la continuité d’ATB. Nous assumons alors l’idée qu’une association de patients ne fonctionne pas d’une manière aussi linéaire qu’une association formée de personnes stables. Le travail accompli étant maintenant reconnu comme essentiel par le réseau de la santé mentale, la solution que nous envisageons pour notre stabilité est de former peu à peu un réseau plus dense, riche et diversifié de patients actifs qui s’engagent pour la collectivité. Nous entamons alors une recherche de financement et réussissons à assurer notre stabilité pour 2004 et 2005.